Hamid Mir croit encore à une presse libre au Pakistan...

Publié le par blog-scott-tf1

Un petit mot ici pour évoquer cet homme que j'ai revu à Islamabad la semaine dernière en pleine tourmante. J'ai rencontré Hamid Mir pour la première fois en mars 1999. A l'époque j'étais venu au Pakistan, avec des contacts tissés du côté de la mosquée de Finsbury Park à Londres, afin de tenter de renconcontrer Oussama Ben Laden. Parmi les personnes qui m'avaient reçu, il y avait Sami Ul-Haq, grand imprécateur de la madrassa de Akoha Hattaq près de Peshawar. Celui qui quelques années auparavant avait été le précepteur du futur Mollah Omar, chef des Talibans. Mais son pouvoir ne lui permettait pas de m'ouvrir le chemin vers OBL.

Et puis il y avait donc eu Hamid Mir, rédacteur en chef du journal pakistanais Al-Awsaf. Le seul homme à avoir interviewé par trois fois Ben Laden. Lui avait été d'accord pour transmettre une lettre à l'ennemi public numéro un dans laquelle j'expliquais ma démarche. Inutile de préciser que je n'avais jamais obtenu de réponse mais au moins avais-je essayé.

Aujourd'hui Hamid Mir est directeur d'antenne et éditorialiste de Géo TV, l'une des trois grandes chaines d'information privées du Pakistan. Nous avons été contents de nous revoir. Même si cette figure du journalisme local ne pense plus du tout à Ben Laden pour le moment. Sa chaîne, désormais censurée, fait partis des médias dans le colimateur du pouvoir depuis l'instauration de l'état d'urgence. Toute tentative de raconter les tourments de cette société au bord de l'explosion se heurte à l'interdiction des autorités. Un peu comme si le front de la guerre entre démocrates et islamistes s'était définitivement déplacé de la frontière Afghane au coeur de la capitale pakistanaise.

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